Événement à venir: théâtre “à la rencontre de l’exil – quai n°1”

affiche aravoh

Le dimanche 20 mars à 17h, dans la salle de l’Armée du Salut de Neuchâtel (rue de l’Écluse 18), il sera présenté le spectacle “Quai n°1”, pièce de théâtre sur le ressenti des Requérants d’Asile et des Bénévoles de l’association ARAVOH à Vallorbe.

Invités par Migr’action à l’occasion de la semaine contre le racisme (http://www.ne.ch/autorites/DEAS/COSM/prevention-discriminations/Documents/programmeSACR.pdf).

Entrée gratuite, chapeau pour les artistes à la sortie.
théatre aravoh

“Sur un quai de gare, un banc. Des histoires d’exil et de rencontres brièves ou infinies.
Les bénévoles de l’ARAVOH (association pour l’accueil des requérants d’asile à Vallorbe, œcuménique et humanitaire) œuvrent dans un baraquement sur le quai n°1 de la Gare de Vallorbe. Après plus de dix ans, il leur semble utile de présenter leur engagement qui consiste à accueillir, la journée, les requérants du CEP (centre d’enregistrement et procédure qui dépend de la confédération), débarqués sur un quai de gare, souvent sans savoir où ils arrivent.
Pendant deux ans de travail d’improvisation et d’écriture avec un metteur en scène expérimenté, quelques uns d’entre eux ont constitué la trame d’un spectacle authentique et touchant. Avec ironie sur leurs illusions et leurs tracas, ils racontent ces rencontres authentiques et improbables, dans lesquelles ils côtoient la reconnaissance autant que l’ingratitude, l’espérance dans l’avenir autant que le désespoir quotidien.
Dans un style contemporain, les bénévoles d’ARAVOH s’interrogent sur leur propre quête et sur les désillusions qui jalonnent leur engagement auprès des exilés; ce faisant, ils risquent le rejet par leurs proches. […]”

Pour plus d’informations sur l’association et sur le spectacle: http://www.aravoh.ch/

Pour des questions sur l’événement neuchâtelois en particulier: migraction@riseup.net ou 0765630988

Table ronde : “La gestion des frontières européennes: quel rôle de la Suisse?”

SAMSUNG CSC

Le jeudi 7 mai, Migr’action a organisé une table ronde sur le thème des frontières européennes. Les intervenant étaient les suivants:

– Salvatore Pittà : responsable suisse du réseau Welcole to Europe

– Christophe Tafelmacher : avocat, Collectif d’avocats, SOS Asile Vaud

– Mussie Zerai : prêtre, président de AHCS (Agence Habeshia pour la coopération au développement)

– Modératrice : Amanda Ioset, sécretaire de solidarité sans frontières.

Vous trouvez ici l’enregistrement intégral de la table ronde : https://drive.google.com/file/d/0B1L_x0IlIwFgQ242dUNqM083enM/view?pli=1

 

flyer journée

Journée d’échanges et de rencontre entre Réquerants d’asile et Neuchâtelois : bilan

flyer journée

Le jeudi 12 février il a eu lieu, à la Galerie YD de Neuchâtel, une journée d’échanges et de rencontre entre réquerants d’asile et neuchâtelois. La journée a été organisée et soutenue par Le Balkkon, l’AED, le Black Office et Migr’action.

Le bilan de la journée est très positif: environ 300 personnes présentes, des jeux, de la musique, la soupe préparée notamment en collaboration avec l’AED ont contribué à créer  une ambiance très sympa.

 

Photos

Voici quelque photos de la journée:

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Revue de presse

Cette initiative a eu pas mal d’écho sur la presse neuchâteloise. L’Express a publié un article à ce propos, que vous pouvez lire dans le lien suivant:

ARC_2015_02_17 Mardi – Express – Région Exp – pag 6

Pour ce qui concerne les radios, RTN a fait un service sur la journée: http://www.rtn.ch/rtn/Programmes/emissions/La-Matinale/Pour-se-comprendre-il-faut-se-rencontrer.html

L’émittente radion GRRIF était aussi présente à la journée.

Cycle de films autour de la thématique de la migration

Migr’action vous propose pour la deuxième fois de nous réunir autour de 3 dates sur le sujet de la migration.

Cette année, nous aborderons la question de la migration en Suisse, au travers de films réalisés par…des suisses ! “La Forteresse” nous donnera un aperçu de la vie au quotidien dans un dispositif d’accueil, et donc des modalités d’entrée dans notre pays. Puis, “La barque n’est pas pleine” nous plongera dans la politique et les mouvements populaires ayant eu lieu dans les années 70, lors de l’exil de milliers de chiliens. Enfin, avec “L’Abri”, nous aborderons le dilemme qui se pose quand il s’agit de “trier les personnes” à l’entrée d’un hébergement pour sans-abris.

À l’issue des projections de décembre, nous accueillerons des intervenants qui nous présenteront leur propre parcours et nous permettront d’approfondir la thématique abordée autour d’un débat. Lors de la dernière séance, nous clôturerons le cycle sur un débat autour des possibilités d’action. 

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13.11 à 17h45 : La forteresse

Documentaire, 2008, Fernand Melgar, 1h44

Pour la première fois, une caméra franchit la porte d’un Centre d’accueil pour requérants d’asile en Suisse sans aucune restriction. Elle nous offre un regard sur un lieu de transit austère où 200 hommes, femmes et enfants attendent, entre doute et espoir, que l’Etat décide de leur sort. L’empathie et la méfiance ponctuent les échanges entre les résidents et le personnel du Centre, chargé d’appliquer la loi la plus restrictive d’Europe en matière d’asile. La Forteresse nous plonge, avec une émotion qui n’exclut pas l’humour, au cœur de ce tri quotidien d’êtres humains.

La soirée continuera au Garage (Rue de l’Eglise) par une conférence-débat organisée par l’ACAP (20h) : Le monde absurde d’Ecopop.

11.12 à 19h00 : La barque n’est pas pleine

Documentaire, 2014, Daniel Wyss, 56 min

11 septembre 1973, Pinochet renverse le gouvernement socialiste d’Allende au Chili, c’est le début d’une répression sanglante qui pousse des milliers d’hommes et de femmes à l’exil. Dans un contexte de Guerre froide, le Conseil fédéral se méfie des réfugiés politiques chiliens, jugés trop à gauche et potentiellement dangereux. Face au refus des autorités d’accepter ces exilés, un vaste mouvement populaire se met en place. Des milliers de jeunes militants, de paroissiens, d’intellectuels ou de familles lambda s’engagent à héberger chez eux des exilés chiliens. C’est l’«Action places gratuites».

18.12 à 19h00 : L’Abri

Documentaire, 2014, Fernand Melgar, 1h41

Un hiver au cœur d’un hébergement d’urgence pour sans-abris à Lausanne. À la porte de ce souterrain méconnu se déroule chaque soir le même rituel d’entrée dramatique qui donne lieu à des bousculades parfois violentes. Les veilleurs ont la lourde tâche de “trier les personnes”.

Lieu: Galerie YD, Rue Fleury 6, 2000 Neuchâtel
Avec le soutien de la Commission Culture & Activités de la FEN
Contact : migraction@unine.ch

Prise de position contre ecopop

PRISE DE POSITION

CONTRE L’INITIATIVE ÉCOPOP “HALTE À LA SURPOPULATION- OUI À LA PRÉSERVATION DURABLE DES RESSOURCES NATURELLES”

L’initiative écopop part de l’idée principale que :

La préservation durable des ressources naturelles passe par un contrôle de la population. Cela établit un lien de causalité douteux entre l’accroissement démographique d’un pays et la gestion de ses ressources naturelles.

Mais de quoi parle-t-on lorsque l’on parle de “ressources naturelles”?

Le comité d’initiative fait ici référence à l’occupation du territoire et donc, à l’idée qu’un trop grand nombre de personnes nuirait à l’environnement et à la qualité de vie.

Ce raisonnement est problématique, car :
• il est très difficile d’estimer le nombre de personnes maximum qu’un territoire peut accueillir. En effet, cela dépend de nombreux facteurs et des critères sur lesquels on se base. Par exemple, une simple augmentation du nombre d’étages des maisons pourrait résoudre la pénurie de logement.

• il met de côté les autres facteurs ayant un impact sur l’environnement. En effet, nos modes de vie et nos habitudes de consommation ont, par exemple, un impact négatif bien plus grand sur l’environ- nement que le nombre d’habitants présents sur le territoire.

La préservation durable des ressources naturelles passe par un contrôle de la population. Cela établit un lien de causalité douteux entre l’accroissement démographique d’un pays et la gestion de ses ressources naturelles.

Pour résoudre ce soi-disant problème de surpopulation, deux mesures sont envisagées.

1. Empêcher l’établissement sur le territoire suisse de personnes de nationalité étrangère et des Suisses vivant à l’étranger en fixant le taux d’accroissement du solde migratoire à 0,2% par an.

Cette proposition est problématique

• dans une perspective économique :
La mise en œuvre de cette proposition voudrait dire que nous limiterions l’établissement sur le territoire à seulement 16’000 personnes par an. Ce qui poserait un problème de mains d’œuvre, en effet, les étrangers en Suisse occupent de nombreux emplois dont les Suisses ne veulent pas et répondent à un be- soin réel du marché de l’emploi.

• dans une perspective des droits humains :
Un solde migratoire autant restreint ne permettrait pas d’accueillir les personnes qui cherchent une protection en Suisse et limiterait fortement le regroupement familial, ce qui contrevient à la Convention de Genève sur le statut des réfugiés ainsi que la Convention européenne des droits de l’Homme dont la Suisse est signataire.

• car elle défend une certaine image de l’étranger :
Cette proposition véhicule l’idée que nous sommes envahis par une population étrangère qui vient piller nos ressources. Cette image de l’étranger comme “envahisseur” et l’utilisation de celui-ci comme bouc émissaire en réponse à des problèmes qui nous sont propres est un mécanisme très fréquent qui permet de créer un sentiment d’insécurité parmi la population et de répandre l’idée que l’étranger est une menace contre laquelle nous devons nous protéger et nous défendre.
Cette vision culturaliste qui défend l’idée selon laquelle chacun doit vivre dans son pays, ne tient pas compte des causes de la migration telles que les inégalités croissantes entre les pays et

les continents dues notamment au pillage des ressources dans les pays du Sud par les pays occidentaux. Elle ne tient pas compte des réalités contraires présentent aux quatre coins du monde que ce soit au niveau économique, politique, écologique, sanitaire etc.

• Enfin, cette proposition est problématique car elle se base sur des idées néo-fascistes :

Ecopop veut défendre l’ilot de prospérité qu’est la Suisse ainsi que nos standards de vie outrageusement élevés sans se poser la question des conséquences de tels modes de vie sur les pays dont viennent ces “étrangers”. Cette idée selon laquelle nous sommes les seuls à pouvoir vivre selon ces standards de vie est non seulement égoïste mais profondément discriminant.

2. Imposer un contrôle des naissances dans les pays du sud en passant par une planification familiale volontaire. L’initia- tive propose d’augmenter l’aide au développement de la Suisse de 10% dans ce domaine.

Cette proposition est problématique, car :

• elle révèle non seulement une vision paternaliste et néocoloniale :

Selon cette idée, les pays du Nord doivent aider les pays du Sud dans leur “avancement vers le progrès” en leur apprenant “comment il faut faire les choses”. Ceci se traduit par une politique interventionniste des gouvernements des pays occidentaux dans les pays du Sud.

De plus, les études effectuées sur les mesures de planification familiale prouvent que l’efficacité de celle-ci dépend de nombreux facteurs liés au contexte social, politique, économique et culturel qui doivent être pris en compte au préalable.

• elle est fortement discriminatoire envers les êtres humains vivant dans les pays du Sud :

Elle véhicule l’idée selon laquelle, en évitant les naissances dans d’autres pays, on diminuerait ainsi le nombre d’étrangers potentiels venant en Suisse.
Cela est naïf et illusoire, le nombre de personnes venant en Suisse dépend surtout des contextes socio-politiques des pays d’origine. De plus, la majorité des étrangers en Suisse actuellement proviennent de pays de l’hémisphère Nord, principalement ces voisins proches, il serait impensable de commencer à contrôler les naissances en France par exemple !

A nous de nous demander quel type de société et quel modèle économique nous voulons !

Votez NON à ECOPOP le 30 Novembre !

Retour sur le cycle de films

Ce premier cycle de films a été un succès !

La combinaison de projections de films et de témoignages a permis d’élargir le regard sur les problématiques liées à la migration et ses différentes étapes, et de sortir ainsi des stéréotypes bien souvent présents dans le discours commun, la politique et les médias. Du Vietnam au Togo en passant par l’Iran, nous avons eu la chance d’entendre des témoignages aussi divers qu’éloignés, ramenant l’humain au centre de la question de l’asile.

Pour clore le cycle de films, le professeur de droit des migrations, Minh Son Nguyen, nous a apporté sa connaissance sur les complexités de la procédure de demande d’asile en Suisse.

À travers ce cycle de films, Migr’action a également souhaité mettre en avant la réalité d’une Europe forteresse, où il devient de plus en plus difficile d’entrer, à l’image des procédures contraignantes mises en place.

Ce premier cycle a été un réel enrichissement, merci à tous pour votre participation et votre enthousiasme !

 

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